Je m'en fous

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Pourquoi faut-il boire ?

Il faut boire pour se débarrasser de son stress.
Pour oublier ses malheurs.
Déverrouiller cette inhibition qui nous étouffe.

Pour croire que l’on se sent mieux, plus important.

Que l’on n’est pas simplement une ombre.
Une ombre qui rode.
Qui s’ennuie.
Qui veut tout de la vie.
Mais qui n’a rien.
Rien de cet absolutisme inatteignable.
De cette aura de jouvence, de bienfaisance.

Et l’on se noie dans un monde de confiance.
Dans une protubérance que l’on espère être sagesse.
Dans une auréole de bonté, de bonheur, d’extase.
Où même le pire nous semble sans atteinte.
Où l’apocalypse de notre âme vogue dans un océan de fleurs.

Tu es beau, tu es belle, ne nous quittons pas.
Joignons l’éternel.
Soit celui, celle qui me rendra fou.
Fou de ce bonheur sans pareil, à l’envergure infinie.

Je respire, j’absorbe chaque goulée de bienfaisance,
dans une exultation profonde.
Un hymne à la joie, un engouement des beaux jours.

Mon esprit s’embrume.

Je sombre.

Je regarde.
Je reçois cette indifférence.
Mon sang s’éclaircit.
Expie lentement ce nectar divin.

Mon exutoire touche à sa fin.

Vais-je encore tenir ?
Accepter les jours qui arrivent.
Les jours qui se suivent.
Ceux qui me font peur.
Qui m’étreignent de leurs emprises maléfiques.

Je veux juste être heureux.
Je refuse cette angoisse, cette tristesse.
Comment vais-je faire ?


Laisse-moi partir !
Encore une fois.
Une fois de plus.
Ce dernier verre, ce salut, cette insulte au destin.

Dieu, que la vie me semble courte.

C’est vrai, je ne bois pas beaucoup.
Et même après un nombre conséquent de ce nectar de passion.
Mon esprit guide facilement le sens de mes mots.
La croyance de mon écriture.

Je me relierai demain, je dois aller dormir.
Dormir, c’est également un peu oublier…



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